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Hollande veut «engager un nouvel âge entre la France et l'Algérie»
Publié le 19.12.2012, 13h08 | Mise à jour : 19h46
François Hollande, accompagné de sa compagne Valérie Trierweiler, a été accueilli avec tous les honneurs par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.
Une foule considérable, des youyous et des drapeaux. C'est dans cette atmosphère chaleureuse que François Hollande est arrivé ce mercredi en Algérie pour une visite d'État de 36 heures. Une «hospitalité remarquable», a-t-il salué. La volonté du président français est claire: ouvrir une nouvelle page dans les relations politique et économique entre les deux pays. «Ce voyage était nécessaire, a-t-il souligné en fin d'après-midi, à l'issue d'un entretien avec son homologue algérien, il vient comme un aboutissement mais aussi comme le temps d'un nouvel âge que je veux engager entre la France et l'Algérie.»
C'est dans la liesse populaire que sa visite a commencé. Après avoir été accueilli avec tous les honneurs dès sa descente de l'avion, à 13 heures, heure de Paris, François Hollande s'est offert un bain de foule. Avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, il a parcouru à pied le boulevard longeant le front de mer d'Alger. Le cortège, encadré de groupes folkloriques et d'une garde d'honneur traditionnelle à cheval, a été acclamé par une foule considérable, selon les journalistes présents.
«Un partenariat d'égal à égal»
Les deux chefs d'Etat se sont ensuite entretenus une bonne partie de l'après-midi. A l'issue de cette discussion, François Hollande a assuré que la France pourra «signer avec le gouvernement algérien bon nombre d'accords dans tous les domaines». Mais, a-t-il prévenu au cours de sa conférence de presse, «ces accords auront un sens».
Du sens, c'est bien ce que le président français veut donner à sa visite. Ce qu'il veut «définir avec l'Algérie, c'est un partenariat d'égal à égal». Il ambitionne même d'«entrer dans un nouvel âge». Pour marquer une rupture avec ses prédécesseurs ? «Après 50 ans, il est nécessaire d'ouvrir un nouveau temps, une nouvelle phase, une nouvelle période», a-t-il simplement relevé, évoquant son souhait de «jeter un regard lucide sur le passé, faire l'expérience de tout ce que nous avons pu réaliser ensemble et puis ouvrir une nouvelle page». L'avenir, justement, il en a été question. Outre les partenariats de nature économique, François Hollande et Abdelaziz Bouteflika ont abordé les grands dossiers internationaux du moment : la Syrie, la prolifération nucléaire et le Mali.
Un regard « lucide sur le passé»Du sens, le président français en donne aussi à son «importante» délégation - près de 200 personnes l'accompagnent, dont sa compagne, Valérie Trierweiler, neuf ministres, une douzaine de responsables politiques, une quarantaine d'hommes d'affaires, des écrivains, des artistes et une centaine de journalistes. «C'est aussi un symbole de savoir qui m'accompagne», a-t-il fait remarquer.
François Hollande est par ailleurs attendu sur une question cruciale, celle de la mémoire. Ni «repentance», ni «excuses», a-t-il prévenu, mais un regard «lucide sur le passé». «Je suis surtout désireux de faire avancer la France et l'Algérie», a indiqué le chef de l'Etat. Tourné vers l'avenir, il a rappelé qu'«un voyage doit ouvrir une période, ça ne peut pas résumer une relation». «C'est ensuite que nous devons donner toutes les preuves de cette réussite», a-t-il conclu.
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Incendie près du cortège présidentiel à AlgerLes premières heures de la visite de François Hollande ont été marquées par un incident. Alors que le président français et son hôte se dirigeaient vers le centre d'Alger, pour accéder au bord de mer, un incendie s'est déclaré dans les sous-sols de la Grande Poste toute proche, dégageant d'intenses fumées noires. Cet incendie a encore accentué les embouteillages dans le centre de la capitale, tandis que les téléphones de tout le quartier étaient coupés.